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Politique cantonale inhumaine envers les mendiants

Les Jeunes Vert-e-s Genève dénoncent de façon vigoureuse les mesures que le Conseil d'Etat veut prendre envers les enfants de mendiants, chargeant la police d'interpeller et d'appréhender les mendiants accompagnés d'enfants ou les mendiants mineurs, de signaler ces cas au Service de Protection des mineurs (SPMi), de conduire les mineurs avec ou sans leurs parents au sein de ce service qui pourrait prononcer une clause péril, c'est-à-dire le retrait immédiat du droit de garde des parents sur l'enfant et le placement de celui-ci. 

 

Sous couvert de protéger les enfants qui mendient dans le froid, le Conseil d'Etat contrevient à la Convention de La Haye sur la protection des mineurs. Pour les Jeunes Vert-e-s genevois-e-s, ces mesures répressives doivent donc être dénoncées avec fermeté. Nous regrettons que peu d’organismes aient réprouvé ces projets injustes.

 

Des pratiques odieuses envers les Rroms sont orchestrées depuis quelques temps par le gouvernement, et les Jeunes Vert-e-s genevois-e-s ne peuvent l'accepter. En novembre dernier, le département de l’environnement urbain et de la sécurité a enlevé les différents campements des Rroms en ville de Genève, laissant 50 personnes, dont des enfants, privés de tout. Qu'a fait le Conseil d'Etat pour protéger les enfants de mendiants ? A-t-il ouvert un centre d’accueil de jour ? Eh bien non, nos autorités ont préféré fixer des quotas stricts dans les abris, contraignant ainsi tant les adultes que les enfants à dormir dehors malgré les très basses températures.

 

De plus, il est arrivé que des Rroms se fassent contrôler par la police qui leur a prélevé l’argent qu’ils avaient sur eux car sans envoyer l’amende à leur domicile. La justice a depuis mis en lumière l’irrégularité de la notification de ces amendes, qui ont donc été annulées.

 

Nous pourrions multiplier les exemples de mesures répressives relevant de manques graves à la dignité humaine envers cette frange de la population, jusqu'à cet évènement la semaine passée où une mère Rrom a été arrêtée et mise en détention, de façon illicite, voyant ses enfants « pris en charge » !

 

Concernant les dernières mesures prises, les Jeunes Vert-e-s constatent que le Conseil d'Etat n'a pas agi de manière concertée, les différents « acteurs » (services de l’Etat, associations, organismes) n'ayant pas été consultés pour élaborer une telle décision. Par ailleurs, les Jeunes Vert-e-s genevois veulent rappeler l’article 22 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, ratifiée par la Suisse, qui stipule que «toute personne, en tant que membre de la société, (…) est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité». Si l’Etat de Genève veut vraiment défendre les enfants Rroms, alors qu’il fasse le nécessaire prévu par la DUDH: qu’il propose hébergement, soins, permis de travail, école et crèche pour les enfants, interprètes pour discuter avec les familles et une coordination avec les associations !

 

 

 

Les Jeunes Vert-e-s Genève

 

Julien Cart, co-président : 076/511.70.11 juliencart@sunrise.ch

Martin Riondel, 079/292.08.43 mr.riondel@gmail.com

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