Aujourd'hui, la commission de la politique de sécurité du Conseil national a décidé de rejeter l'initiative contre le commerce de guerre sans aucune contre-proposition. Le GSsA et les Jeunes Verts sont indignés que même l’exigence minimale absolue pour une interdiction d'investissement dans le matériel de guerre prohibés tel que les bombes nucléaires, les armes biologiques et chimiques, les mines antipersonnel et les armes à sous-munitions n'ait pas trouvé de majorité au sein de la commission.

Communiqués de presse

La commission de politique de sécurité, sans vergogne, veut même continuer à investir dans les armes nucléaires

Aujourd'hui, la commission de la politique de sécurité du Conseil national a décidé de rejeter l'initiative contre le commerce de guerre sans aucune contre-proposition. Les Jeunes Vert-e-s et le GSsA sont indignés que même l’exigence minimale absolue pour une interdiction d'investissement dans le matériel de guerre prohibés tel que les bombes nucléaires, les armes biologiques et chimiques, les mines antipersonnel et les armes à sous-munitions n'ait pas trouvé de majorité au sein de la commission.

L’initiative contre le commerce de guerre qui a été soumise l'été 2018 par les Jeunes Vert-e-s, le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) et plus de quarante autres organisations après seulement 15 mois de récolte. Aujourd’hui, mardi , la Commission de politique de sécurité du conseil national (CPS-N)  a recommandé le rejet de l’initiative sans contre-proposition.  L'initiative exige l'interdiction de toute forme de financement des producteurs de matériel de guerre par la Banque nationale suisse (BNS) et les institutions de prévoyance publique et professionnelle. En rejetant,l’initiative contre le commerce de gurre, la CPS-N laisse passer l'occasion unique de renforcer le droit de la population à s'exprimer et d'assumer la responsabilité de la Suisse en tant que l'une des plus grandes places financières du monde.

Le fait que même la contre-proposition du PS n'ait pas trouvé de majorité est particulièrement scandaleux. La contre-proposition voulait seulement interdire les investissements dans le matériel de guerre prohibés, à savoir les bombes nucléaires, les armes biologiques et chimiques, les mines antipersonnel et les munitions à fragmentation - une interdiction qui existe déjà mais qui est inefficace. 

L’évolution de la situation géopolitique de la semaine dernière montre de façon exemplaire pourquoi l'initiative contre le commerce de guerre est plus nécessaire aujourd'hui que jamais. La décision de Donald Trump selon laquelle l'armée américaine peut à nouveau utiliser des mines anti-personnel va sans aucun doute aussi stimuler leur production. Aline Bressoud, secrétaire politique du GSsA, déclare : "Les armes doivent d'abord être financées avant de pouvoir être produites. En 2019, la BNS a investi à elle seule plus de 1 milliard de francs dans des entreprises qui produisent du matériel de guerre prohibés internationalement. C'est inacceptable".

Oleg Gafner, coprésident des Jeunes Vert-e-s Suisse ajoute : "Ces investissements sont incompatibles avec la neutralité et la tradition humanitaire de la Suisse. L'initiative contre le commerce de guerre offre la possibilité de corriger cette situation et donne à la Suisse la chance de renforcer sa crédibilité dans le domaine de la sécurité et de la politique étrangère".  

Oleg Gafner
Co-Président des Jeunes Vert-e-s Suisse
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oleg.gafner@jeunesverts.ch

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