La droite populiste ne veut plus accueillir aucun réfugié

Communiqués de presse

La droite populiste ne veut plus accueillir aucun réfugié

La droite populiste ne veut plus accueillir aucun réfugié


L'extrême droite suisse lance sa campagne pour les fédérales 2015 en s'attaquant, comme d'habitude, aux personnes précaires et menacées. Les Jeunes Vert-e-s prennent connaissance de leur nouvelle proposition d'initiative en matière d'asile, rétablissent clairement quelques faits et défendent une politique d'asile solidaire et responsable.


Loin des yeux, loin du coeur
Plus de 50 millions de personnes dans le monde fuient une région en crise et, parmi eux, plus de 15 millions sont actuellement réfugiés hors de leur pays. La grande majorité d'entre eux se trouvent dans les pays voisins du leur. Se réfugier dans des régions sûres est souvent impossible pour les femmes, les enfants ou les personnes âgées/malades. Dans les faits, le populiste de droite Adrian Amstutz ne veut en fait plus accueillir aucun réfugié. La proposition de son parti nous obligerait à classer chaque pays voisin d'une région en crise comme „sûr“ ou „dangereux“, avec, en plus du côté arbitraire de la classification, tout le travail administratif nécessaire que cela représenterait. Leur politique consiste à tenir éloigné de soi la souffrance des autres. Fidèle à la devise “ loin des yeux, loin du coeur“, ils montrent clairement que, dans leur vision du monde néolibérale, la solidarité envers les personnes dans la détresse n'a pas sa place.

Asile aux ambassades
Il y a une année, ce même parti a soutenu la Conseillère fédérale Simonetta Sommaruga et les durcissements de la loi sur l'asile qu'elle défendait, parmi lesquels figurait la fin des procédures d'asile aux ambassades.
Adrian Amstutz ne manque pas de cynisme lorsqu'il affirme que sa proposition permettra de lutter contre le trafic des passeurs. Suite à la suppression de la possibilité de demander l'asile dans les ambassades, l'accès facilité pour les réfugiés les plus vulnérables a justement été mise à la poubelle, pour le plus grand bonheur de ces mêmes passeurs. Nous voyons les conséquences de telles décisions actuellement en Méditerrannée où un drame humain continue d'avoir lieu.

Règlement Dublin

Du point de vue des pays du sud de l'Europe, la convention de Dublin est un échec. Son principe est incompréhensible et doit être adapté de toute urgence. Les pays européens comme la Suisse profitent du fait que les pays situés aux frontières de l'UE assument souvent seuls les défis liés à l'asile, aux dépens des réfugiés eux mêmes.
Historiquement, les murs et les barrières n'ont jamais été une solution face aux catastrophes humanitaires. Ce
tte mentalité du fameux “la barque est pleine“, véhiculée par Frontex, l'organisation de protection des frontières de l'UE, a déjà coûté la vie à des centaines d'êtres humains.

Des réformes s'imposent

Une réforme humaniste de la politique migratoire doit considérer la liberté de circulation et d'établissement comme but principal. “De nombreuses réformes sont maintenant nécessaires : les requérants d'asile doivent pouvoir travailler, les personnes étrangères devraient avoir le droit de vote au niveau local et la question du statut des sans-papiers doit enfin trouver des réponses. Le monde politique ne peut plus ignorer ces questions!“ tonne Ilias Panchard, co-président des JVS.

Ilias Panchard
Co-Président des JVS
079 922 63 31

Cédric Bodoira
Coordinateur des JVS
info@jeunesverts.ch

Junge Grüne Schweiz | Jeunes Vert-e-s Suisse
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