Les Jeunes Verts invitent Didier Burkhalter à supprimer les stages non-rémunérés à l'ONU

Communiqués de presse

Les Jeunes Verts invitent Didier Burkhalter à supprimer les stages non-rémunérés à l'ONU

Les Jeunes Vert-e-s ont envoyé aujourd'hui une lettre à Didier Burkhalter, chef du DFAE, et à ses deux ambassadeurs à l'ONU. Après le fort engagement des Jeunes Vert-e-s Vaudois-es, dont la pétition pour une rémunération décente des stages va être soumise au Grand Conseil vaudois, nous continuons à défendre les droits de tous les stagiaires, à tous les niveaux possible. 


Le rapport de la commission des pétitions sur la pétition des Jeunes Vert-e-s vaudois-es : http://www.vd.ch/fileadmin/user_upload/organisation/gc/fichiers_pdf/2012-2017/15_PET_032_RC.pdf

Photo action conjointe Jeunes Verts vaudois et genevois : http://data2.jungegruene.ch/userfiles/images/JV%20NAT%202015%20(1%20sur%201)-12.jpg


Notre lettre en faveur d'une résolution suisse lors de l'assemblée générale des Nations Unies:

À l'attention de

  • Monsieur Didier Burkhalter, Conseiller Fédéral en charge du Département Fédéral des Affaires Étrangères,
  • Son Excellence, Monsieur Alexander Fasel, Représentant permanent de la Suisse auprès de l’Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève,
  • Son Excellence, Monsieur Paul Seger, Représentant permanent de la Suisse auprès de l'ONU à New York,


Le 10 août dernier, dans l’édition quotidienne de la Tribune de Genève et du Temps, le cas d’un Néo-Zélandais stagiaire non payé de l’ONU et « sans domicile fixe » est venu déferler la chronique et écorner l’image de la Genève Internationale ainsi que celle de la Suisse indirectement. Nous prenons la peine de vous écrire pour attirer votre attention sur cette situation qui ne peut plus durer et demander un engagement ferme de la mission suisse auprès de l’ONU. Nous appelons au lancement d’une résolution à la 70ème session de l’Assemblée Générale qui s’ouvrira le 15 septembre prochain à New York portant sur l’introduction « d’une allocation mensuelle de subsistance » pour l’ensemble des stagiaires du système des Nations Unies en fonction du niveau de vie du bureau où ils ou elles sont affecté(e)s.

Hormis l’atteinte à l’image de Genève et de la Suisse qui accueillent un nombre important d’agences des Nations Unies, le pays hôte a signé et ratifié des engagements internationaux justifiant la rémunération d’un stagiaire, ce qui est déjà appliqué en Suisse dans de nombreux secteurs. En ce sens, il en va du rôle de la Suisse via sa Mission permanente auprès des Nations Unies de jouer de son influence envers les pays membres de l’Assemblée Générale afin qu’ils s’engagent en faveur de la rémunération des stagiaires que les agences des Nations Unies engagent afin que soient appliqués en son sein les principes qu’elles promeuvent partout dans le monde.

Pour en revenir au cas de ce jeune Néo-Zélandais, il est intolérable qu’un stagiaire prenant sa chance et s’investissant un maximum afin d’acquérir de l’expérience à Genève, puisse se retrouver à vivre dans de telles conditions. La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme décrète, en son article 23, alinéa 3, que « Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale. ». Hormis la DUDH, la Suisse est attachée au respect de ses engagements internationaux garantissant des conditions dignes de travail pour les stagiaires : Pacte international relatif aux droits sociaux, économiques et culturels (ratifié en 1992) et la Convention (n° 26) sur les méthodes de fixation des salaires minima (ratifiée en 1947). De nombreuses organisations présentes à Genève dénoncent d’ailleurs depuis longtemps la situation comme la Graduate Institute Student Association (GISA), la Conférence Universitaire des Associations d’Etudiantes de l’Université de Genève (CUAE) et la Geneva Interns Association (GIA) via le mouvement viral « Pay Your Interns ».

Afin de défendre la place de la Genève Internationale, le rayonnement de la Suisse dans le monde, son attachement aux valeurs des droits de l’homme et aux conditions de travail dignes, nous en appelons à votre conscience pour mettre en action ses principes. Il serait bon de considérer à cet effet qu’à Genève, une allocation mensuelle de subsistance de 2000 CHF serait un minimum. En vous remerciant de l’attention que vous porterez à notre requête.

Tomas Jara Schoch
Vice-président des Jeunes Vert-e-s vaudois-es
079 737 02 92

Omar Azzabi

Comité des Jeunes Verts Genève
omarazzabi25@gmail.com

Ilias Panchard
Co-Président des Jeunes Verts suisse
079 922 63 31

Junge Grüne Schweiz | Jeunes Vert-e-s Suisse
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