Newsletter des JVS: Votations et Gripen

Les bulletins de vote arrivent gentiment mais sûrement chez vous et n'attendent qu'à être remplis! C'est pourquoi nous vous rappelons les mots d'ordre pour les votations fédérales du 24 novembre des Jeunes Vert-e-s Suisse:

1. OUI à l'initiative populaite "1:12 - Pour des salaires équitables"
2. NON à l'initiative de l'UDC pour les familles
3. NON à la vignette à 100.-

OUI à l'initiative populaite "1:12 - Pour des salaires équitables" (Alice Genoud)

Les Jeunes Verts s'étaient fortement mobilisés pour la récolte de signatures de l'initiative 1:12 de la Jeunesse socialiste qui vise à plafonner l'écart entre le plus petit et le plus grand revenu dans une même entreprise au rapport 1:12. C'est donc tout naturellement que nous recommandons le « OUI » le 24 novembre prochain car :

  • Il n'est pas possible d'accepter des salaires astronomiques. Aujourd’hui, un manager gagne en moyenne 4 millions de francs soit 56 fois plus que le salaire d'un employé normal. L'écart monte même jusqu'à 1: 291 entre le plus petit et le plus grand salaire chez Novartis. Dans une entreprise où chaque employé crée de la richesse, comment justifier le fait que certain gagne jusqu'à 291 fois plus ?
  • Elle ne touche QUE les grandes entreprises. En effet, aucune PME (petites et moyennes entreprises) , qui sont la base de l'économie suisse, ne seront pas touchées par cette initiative. Ce sont seulement les grandes entreprises qui représentent en tout 0.3% des entreprises qui seront touchées (soit 12'000 manager). Ce n'est pas une initiative qui péjore l'économie suisse mais qui la rend plus juste !
  • Le rapport de 1:12 permet toujours d'avoir des salaires confortables. En effet, si le salaire le plus bas d'une entreprise est de 4000 francs, le salaire le plus haut pourra être quand même de 600'000 francs, soit plus qu'un conseiller fédéral.

Voter oui à l'initiative 1:12 c'est donc s'engager pour une Suisse plus égalitaire et dire son ras-le-bol des abus salariaux. N'oubliez donc pas de voter le 24 novembre prochain !

Image: Marcel Bührig

NON à l'initiative de l'UDC pour les familles (Monica Mendez)

Décider de garder soi-même ses enfants oblige beaucoup de parents de faire un choix financier sur un certain nombre d’années. Cette initiative sur la famille permettrait, selon les initiants, de rétablir une inégalité et mettre fin à une « discrimination » envers les familles qui ne font pas recours à des tiers pour la garde de leurs enfants. C’est par la déduction fiscale que l’UDC propose de reconnaître le travail de la famille dite « traditionnelle ». Cela paraît simple, un peu trop d’ailleurs.
Le principe de l’allègement fiscal est de déduire des frais sur un revenu. Déduire des coûts bien moindres que ceux d’une crèche sur un salaire fictif ne résout aucune inégalité. Au contraire, le coût global est estimé à un milliard et demi par la Confédération. Cet argent ne pourra donc pas être investi dans un meilleur soutien aux familles à bas revenu, même celles qui s’inscrivent dans un modèle dit « traditionnel ». Par contre il donnera un petit bonus aux familles de la classe moyenne et un grand cadeau fiscal aux riches. Individuellement tout le monde y gagne, mais l’intérêt collectif et à long terme n’y est pas.
La situation actuelle place des femmes au rang des médailles d’or du temps partiel. Les femmes au foyer représentent quant à elles 39,8% de femmes non actives en Suisse, contre 3,5% pour les hommes en 2012. Quand on sait qu’une femme gagne en moyenne 20% de moins que son homologue masculin, le revenu principal de la famille est encore bien souvent celui du père.
Libre choix ou discrimination ? Les pertes fiscales importantes risquent de fragiliser les aides pour les familles qui ont de réels frais importants pour la garde de leurs enfants. Beaucoup de parents n’ont pas le choix de devoir travailler. Certaines n’ont pas de proches à proximité, comme les grands-parents, ce qui pourrait leur permettre de maintenir une activité professionnelle. En plus d’une égalité dans les déductions, une telle initiative creusera l’inégalité entre ceux qui peuvent se permettre de garder leurs enfants eux-mêmes et ceux qui aimeraient bien, mais ne peuvent simplement pas. Ce qu’une politique familiale devrait proposer est un modèle qui vise le bien-être de toutes les familles et pas uniquement des plus riches.

On profite aussi de cet email pour vous rappeler de signer et/ou de faire signer le référendum contre l'achat de Gripen, ici! Une nouvelle journée de récolte nationale est prévue le samedi 16 novembre! Pour plus d'info, contactez votre section!

Merci pour votre intérêt et à bientôt!

Floriane & Yannick Zryd
Coordinateurs des Jeunes Vert-e-s Suisse

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