Login

Initiative pour l’autodétermination : populiste, incohérente et dangereuse

 

 

 

 


L’UDC nous revient avec une campagne dont elle a le secret : une bonne dose de populisme, de mauvaises réponses à un faux débat, et l’utilisation du mot « étrangers » pour instaurer une touche de méfiance. Mais que nous propose vraiment cette nouvelle initiative s’intitulant « Le droit suisse au lieu de juges étrangers » ?

Initiative populiste : le faux débat de l’autodétermination et des « juges étrangers »

L’autodétermination est la capacité pour un peuple de choisir librement son statut politique et économique. En d’autres termes, l’autodétermination est liée à la souveraineté. Si de nombreux peuples ne peuvent exercer leur droit à l’autodétermination, pourtant garanti par l’art. 1 par. 2 de la Charte des Nations Unies, le peuple suisse bénéficie pour sa part d’une grande autodétermination et demeure souverain. Prétendre apporter de l’autodétermination avec cette initiative est donc un simple procédé populiste, tout comme le fait de parler de « juges étrangers ». Cette expression n’a aucun fondement juridique et n’est qu’un moyen d’instaurer une crainte que des juges d’autres pays dictent nos lois, ce qui n’est évidemment pas le cas. C’est précisément parce que la Suisse est souveraine qu’elle a pu ratifier la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) et entrer dans le Conseil de l’Europe, une organisation internationale distincte de l’Union européenne.

Initiative incohérente : entre insécurité juridique et contradictions

En figeant le rôle et la place de la Constitution par rapport au droit international, l’initiative va à l’encontre de la pratique juridique suisse, qui consiste à respecter au mieux les traités internationaux ratifiés par la Confédération et les lois fédérales. De plus, la primauté de la Constitution établie par l’initiative à l’art. 5 al. 1 Cst. est en contradiction avec l’art. 190 Cst. de l’initiative, qui contraint les tribunaux à respecter les lois fédérales et le droit international.

Initiative dangereuse : un affaiblissement de la protection des droits humains et une dénonciation possible de la CEDH

L’UDC souhaite faire de notre Constitution « la source suprême de la Confédération suisse » et la faire primer sur le droit international. Cela aurait pour conséquence qu’en cas de différend avec la CEDH, la Constitution suisse devrait être appliquée et non la CEDH. L’UDC rêve ainsi de pouvoir inscrire dans la Constitution des initiatives ne respectant pas les normes de protection des droits humains de la CEDH. Si tel était le cas, la Suisse devrait dénoncer cette Convention et quitter le Conseil de l’Europe. Or rappelons que la Cour européenne des droits de l’homme (CourEDH) permet une double protection des droits fondamentaux, en offrant la possibilité d’un recours à une instance supérieure au Tribunal fédéral. La CourEDH a une importance particulièrement grande, car la Suisse ne dispose pas, au contraire de nombreux autres pays, d’une Cour constitutionnelle chargée de juger des cas de violation de la Constitution, dans laquelle sont inscrits les droits fondamentaux.

Les Jeunes vert-e-s Valais recommandent donc de s’opposer à l’initiative pour l’autodétermination.

Cliquer ici pour afficher l'article FB

Nouveau logo des Jeunes vert-e-s Valais

 

Des mythes ancestraux aux contes les plus fous, nulle gloire dans le passé du loup. Traînant une image de monstre dévorant mère-grand et enfants, le loup terrifie encore de nos jours. Et pourtant… Il est l’une des pièces du complexe puzzle que représente notre écosystème. Il fait partie intégrante de notre faune, occupe nos montagnes depuis des lustres. Mais ceci dans une cohabitation parfois difficile. De nombreuses fois abattu, clandestinement, malgré l’interdiction de le tuer, le loup est devenu un symbole de notre canton. Dans un passé pas si lointain, ses défenseurs furent insultés, méprisés, voire battus, comme le décrit Jérôme Meizoz dans son très beau Haut Val des Loups. Mais aujourd’hui le Valais s’ouvre, et c’est avec détermination que nous avons choisi de faire du loup notre emblème.

Alors que le sujet du loup revient sans cesse à l’ordre du jour des sessions du Grand Conseil, alors que certains tentent par tous les moyens d’assouplir la législation, de détourner la Convention de Berne le protégeant, nous constatons qu’il reste encore du chemin à parcourir avant que le loup ne puisse vivre dans son habitat naturel sans être menacé d’extermination. De ce fait, nous sommes fiers de dévoiler aujourd’hui notre nouveau logo et de nous placer ainsi en défenseurs de ce grand prédateur.

Cliquer ici pour afficher l'article FB

 

 

Les Jeunes Vert-e-s proposent 13 mesures pour développer le Valais sans Jeux Olympiques



Cliquer ici pour afficher le communiqué complet

Les Jeunes Verts valaisans sont convaincus que les 100 millions alloués par le Canton aux JO pourraient être investis dans des projets prioritaires qui répondraient aux réelles attentes des Valaisannes et des Valaisans en matière de développement touristique et sportif. Nous en proposons treize :

1) Rénover le Centre sportif cantonal d’Ovronnaz, qui a plus de 35 ans.
 
2) Aider à la réalisation d’une piscine couverte à Crans-Montana, attendue depuis longtemps par la population locale.
 
3)  Aider à la rénovation, voire au remplacement de patinoires vétustes (Visp, Sierre, etc.).
 
4) Entamer le projet de percement d’un 2ème tunnel ferroviaire au Lötschberg.
 
5) Développer un réseau cantonal de pistes cyclables et mettre en place une communauté tarifaire pour l’utilisation de tous les transports publics sur le canton.
 
6) Créer un Parc National. Les Grisons jouissent d’une visibilité mondiale grâce à la mise en valeur de leur nature et de leurs produits du terroir. Le Valais doit suivre cet exemple.
 
7) Créer un fonds pour aider la transition touristique des stations de montagne. Soutenir la rénovation des hôtels et faciliter, là où elles sont viables, la rénovation des infrastructures de sports d’hiver.
 
8) Réaliser des liaisons câblées plaine-montagne pour faciliter et fluidifier le transport de pendulaires et de touristes, par exemple depuis Nendaz et Ovronnaz en direction de gares ferroviaires en plaine.
 
9) Sur le modèle des Alpes vaudoises, ouvrir des postes de coordinateurs afin d’accompagner les destinations dans l'élaboration de stratégies touristiques et territoriales globales (visibilité, transports, habitat, etc.).
 
10) Poursuivre et renforcer l’organisation d’événements sportifs de taille raisonnable : championnats de VTT ou de ski-alpinisme, Universiades d’hiver, etc.
 
11) À l’image de certaines communes, proposer aux écoliers une vaste offre d’activités sportives parascolaires à l’échelle du canton.
 
12) Investir dans un vaste concept de publicité digitale à l’international, en exploitant au maximum les réseaux sociaux. Réaliser des « coups marketing » originaux et ambitieux, comme par exemple des concours pour gagner des vacances en Valais.
 
13) Appliquer enfin la Loi cantonale sur le sport, votée en 2012. L’annonce récente de sa mise en application ressemble davantage à une promesse de campagne prise dans la précipitation, aucun montant n’ayant été budgétisé !
 

Cliquer ici pour afficher le communiqué complet



_____________________________________________________________

Dimanche 5 mars, les Verts valaisans ont quadruplé leur représentation au Grand Conseil valaisan, en passant de 2 à 8 députés ! Parmi eux figurent trois membres du comité des Jeunes Verts valaisans : Jérémy Savioz, Mathieu Clerc au Aurelian Mascitti. Huit députés-suppléants ont aussi été élus, dont le JV Gwénolé Blanchet.