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Élections fédérales 2019 : des valeurs, un concept, et beaucoup de motivation!

 

En cette année d’élections fédérales, les Jeunes Vert-e-s Valais (JVVS), à l’instar des autres partis politiques, doivent réfléchir à la création d’une liste pour le conseil national. Une liste Jeunes Vert-e-s, comme moyen de porter des valeurs, de faire avancer des idées sur la scène politique. Mais, comme pour chaque élection, la question des candidat-e-s qui se trouveront sur la liste se pose. Qui pour représenter notre parti, pour défendre des thèmes qui nous tiennent à cœur, définis par l’ensemble de nos membres ? Traditionnellement, les partis recherchent les personnes les plus populaires, celles qui rapporteront des voix, grâce à leur grand réseau. Les candidat-e-s fortunés sont parfois également plébiscités, eu égard au soutien financier qu’ils apporteront au parti. Comme de nombreuses campagnes l’ont démontré, le budget de campagne influence fortement le résultat final. Le sexe d’un-e candidat-e peut aussi devenir un critère de sélection pour un parti, afin par exemple de présenter des listes avec la parité femmes-hommes. Divers autres moyens de sélectionner les « meilleur-e-s » candidat-e-s sont appliqués (en fonction de l’âge, du domicile, etc.).

Cependant, ces différents critères ne nous conviennent pas. Nous ne cherchons pas à mettre en avant des personnes, nous ne souhaitons pas optimiser notre liste avec des candidat-e-s peut-être moins légitimes, moins engagé-e-s, mais dont le profil est recherché pour les voix qu’il apporterait. Nous souhaitons que toutes et tous mènent campagne, ensemble. Nous avons pour objectif de désigner des personnes qui, au nom des Jeunes Vert-e-s Valais, seront présent-e-s sur notre liste et représenteront nos valeurs. À cet effet, nous parlerons désormais de représentant-e-s et non plus de candidat-e-s.

Dès lors se pose la question de la manière de désigner nos représentant-e-s. D’un commun accord, nous avons décidé d’organiser un tirage au sort, afin de nous distancer d’un certain narcissisme présent en politique. Nous présenterons donc une liste dont la force provient des valeurs qu’elle défend, et non pas de la popularité des personnes qui s’y trouvent.Pour ce faire, nous avons proposé à toutes les personnes actives au sein des JVVS de participer à ce concept, et aujourd’hui les noms de 16 membres figureront sur un billet tiré au sort.

Parmi les potentiel-le-s représentant-e-s des Jeunes Vert-e-s Valais au conseil national se trouvent des membres actif-ve-s depuis de nombreuses années, mais aussi de nouvelles et nouveaux arrivant-e-s qui nous ont rejoint-e-s au cours des derniers mois. Des femmes, des hommes, aux horizons multiples, aux parcours divers, aux maints engagements, avec un âge qui varie entre 17 et 30 ans. Mais plus que tout, notre concept rassemble des jeunes motivé-e-s par les mêmes valeurs et bien décidé-e-s à se faire entendre, quelles que soient les personnes qui les représenteront officiellement sur la liste après le tirage.Ensemble, nous mènerons une campagne dynamique, réaliserons des actions symboliques et proposerons des réflexions sur différentes thématiques de société. Les Jeunes Vert-e-s Valais répondent au défi des élections fédérales par des valeurs, un concept, et beaucoup de motivation !

JVVS, 29.03.19


Pas de sanction pour les grévistes du climat !

 

Vendredi 15 mars, les manifestations et grèves pour le climat ont rassemblé près de 60’000 personnes dans les rues helvétiques, dont plus de 1'200 à Sion. Deux événements y ont été organisé : une manifestation, en dehors des heures de cours, et une grève, dès 13h. Cette dernière avec, au programme, quelques ateliers permettant un échange/partage entre jeunes et moins jeunes. Si de nombreuses personnes ont pris part à l’événement de 17h, certain.ne.s ont osé braver les interdictions et ont courageusement choisi de faire primer la défense du climat sur une après-midi de cours. Un geste à blâmer, selon Christophe Darbellay, conseiller d’État valaisan en charge de l’Éducation, qui défend une politique « tolérance zéro » à l’égard des grévistes du climat.

Si l’école n’a pas pour vocation d’inciter les étudiant.e.s à manquer des cours, nous estimons qu’il est en revanche de son devoir de fournir un enseignement encourageant les jeunes à réfléchir sur les problématiques actuelles et futures. En ce sens, le climat est l’enjeu principal d’aujourd’hui comme de demain. Il est réjouissant de constater que toujours plus de jeunes prennent conscience de cette problématique et décident de s’engager. Dès lors, le rôle de l’école devrait être de les encourager. Les menaces de sanctions et la vision rétrograde adoptée par le Conseiller d’État Christophe Darbellay à l’égard d’une mobilisation mondiale au sujet du thème le plus préoccupant pour notre futur sont déplacées. Nous l'invitons donc à lire les rapports du GIEC et d’autres organes scientifiques, à prendre conscience des enjeux climatiques actuels et à se réjouir de l’engagement d’une partie de la jeunesse. Partant, nous l’invitons à annuler les éventuelles sanctions dont seraient victimes les grévistes du climat.

Par ce communiqué, nous tenons à témoigner notre soutien à celles et ceux qui, par un acte citoyen engagé, ont fait grève pour le climat. La troisième mobilisation pour le climat a rassemblé plus de personnes que les précédentes, et d’autres sont encore à prévoir. Au lieu de critiquer ce mouvement d’ampleur mondiale et de sanctionner les jeunes grévistes du climat, réjouissons-nous des conséquences d’un tel mouvement et réfléchissons ensemble à davantage de mesures en faveur de notre environnement. L’urgence climatique est aujourd’hui une réalité scientifique. À nous tou.te.s, citoyen.ne.s comme politiques, de nous engager pour le climat !

Léa RouillerCamille CrestaniFrançois Kühnis Florent Morisod, 19.03.19


Urgence climatique : mobilisons-nous!

 

La communauté scientifique ne cesse de le marteler, aujourd’hui il y a urgence. Il est désormais du devoir de chaque citoyenne et citoyen de ne pas rester indifférent.e face à ce constat alarmant et ainsi d’adopter des comportements responsables. Faire preuve de responsabilité, tant à l’égard de notre planète que de ses habitant.e.s, passe inévitablement par des actions individuelles (soutien aux producteurs locaux, réduction des déchets, utilisation des transports en commun, etc.) mais également par une prise de conscience collective. Cet engagement collectif se trouve actuellement au coin de notre rue. Des milliers de personnes ont manifesté pour le climat le 2 février dans toute la Suisse, faisant suite à une grève des étudiant.e.s le 18 janvier, ayant également rassemblé quelques dizaines de milliers de personnes dans les rues helvétiques. Rappelons peut-être à certains détracteurs que manquer un cours au profit d’une manifestation pour le climat n’est pas une excuse pour sécher l’école mais un acte citoyen engagé, qui a fait naître différentes mesures concrètes proposées par des étudiant.e.s au sein de leur école. Ces prises de position fortes et déterminées sont à saluer, et non à décourager comme l’a fait l’État du Valais en menaçant les étudiant.e.s de sanctions. Car il en faudra de la détermination pour bousculer le système dans lequel nous avons trop longtemps évolué sans remise en question, profitant du bien-être qu’il nous fournit et fermant les yeux sur ses dérives.

 

Osons faire entendre notre voix, rejoignons ce bout de la rue où d’autres expriment déjà leur volonté d’adopter une réelle politique climatique, juste et efficace. L’échec de la loi sur le CO2fut une énième preuve de l’incapacité de notre actuel Parlement à prendre de véritables mesures en faveur de l’environnement. Montrons à ce Parlement qu’il ne se comporte pas de façon responsable, et que nous, citoyennes et citoyens, sommes conscient.e.s des enjeux climatiques et prêt.e.s à agir en conséquence. Le 15 mars, retournons dans les rues exprimer cette indignation à l’égard des politiques n’osant agir sur le terrain climatique, retournons exprimer notre espoir de vivre un changement, une transition, vers une société davantage respectueuse de notre environnement qu’assoiffée de profit. Le mouvement apolitique organisateur des manifestations et grèves pour le climat a également prévu une grève en Valais le 15 mars. N’hésitons plus, prenons notre futur en main et faisons entendre une voix sincère et déterminée, une voix inquiète mais porteuse d’espoir, la voix d’aujourd’hui pour le monde de demain. Jeunes et moins jeunes, femmes, hommes, étudiant.e.s, apprenti.e.s, salarié.e.s, militant.e.s suisses ou d’origine étrangère, l’appel pour le climat nous concerne toutes et tous. Répondons à cette biodiversité en déclin, à cette nature malmenée par les activités humaines, qui, dans un râle d’agonie, tentent de nous convaincre de l’urgence d’agir et engageons-nous dès aujourd’hui pour le climat. Rendez-vous le 15 mars dans les rues sédunoises!

JVVS, 27.02.19


Stop mitage : repenser l'habitat!

 

L’initiative « Stopper le mitage - pour un développement durable du milieu bâti » ne se limite pas à des considérations techniques au sujet de l’aménagement du territoire mais remet en question notre vision de l’urbanisme. L’âme des villes et villages disparaît en mille routes d’accès nécessaires à desservir des propriétés toujours plus éloignées des centres urbains. Les questions de mobilité deviennent si complexes que même les projets d’agglos entre communes ne permettent pas de répondre aux besoins. L’étalement urbain est le corollaire d’une société individualiste dans laquelle la possession d’une grande propriété est signe de réussite. Il est cependant temps de troquer les loupes du profit à court terme pour des longues-vues et d’oeuvrer ainsi pour une vision durable et réfléchie de la construction, ce qui soulagera nos yeux du défigurement des paysages naturels de notre canton.
 
Les constructions éparses loin des centres des villages entrainent des coûts en infrastructures élevés. L’entretien des routes d’accès pose également de nombreux problèmes. De plus, ce modèle d’aménagement du territoire nuit considérablement à la faune et à la flore de notre canton et rend impossible le développement d’un réseau de transports publics performants.
 
Repenser l’habitat, c’est favoriser la création d’éco-quartiers, bénéfiques tant pour l’environnement que pour la population. Les quartiers durables protègent davantage la biodiversité, qui disparaît de nos campagnes, de nos villes, comme du reste de notre planète. Ces quartiers modernes favorisent également les relations sociales entre les habitant.e.s et allient logements, petits commerces et surfaces de travail. Repenser l’habitat, c’est le souhait des 500 architectes et urbanistes qui ont signé une lettre ouverte appelant à voter oui à l’initiative Stop mitage. Le 10 février, faisons le choix de l’urbanisme de demain!
 
JVVS, 29.01.19

Nouveau comité des Jeunes Vert-e-s Valais (JVVS)

 

 
Réunis en Assemblée générale dimanche, les Jeunes vert-e-s Valais on renouvelé leur comité et sont prêts à s’engager pour une année 2019 qui s’annonce palpitante sur le plan politique! Une année qui débutera fort avec le lancement imminent de la campagne de l’initiative Stop mitage, lancée par les Jeunes vert-e-s !
 
Le nouveau comité des Jeunes vert-e-s Valais se compose des personnes suivantes :
 
- Lucie Fauquet et Florent Morisod, co-président-e-s
- Marjorie Berthouzoz, vice-présidente
- François Kühnis, secrétaire
- Dorian Mabillard, trésorier
- Lise Salamin, représentante au comité des Jeunes Vert-e-s Suisses
- Andréa Savoy, graphiste
- Léa Rouiller, responsable communication
- Camille Crestani, membre
- Stefan Krstic, secrétaire remplaçant
 
JVVS, 10.12.18

Surveillance des assuré-e-s : à l'assaut de nos vies privées!

 
 
Dans un arrêt de 2016[1], la Cour européenne des droits de l’homme estimait qu’une base légale en matière de surveillance des assurés faisait défaut en Suisse pour autoriser une assurance-accident à espionner ses clients par le biais de détectives privés. La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des Etats a donc érigé des normes fixant les pratiques autorisées dans ce domaine-là, qui seront soumises à votation populaire le 25 novembre à la suite d’un référendum. Afin de pouvoir les appliquer à toutes les assurances, il a été décidé d’inscrire ces dispositions dans la Loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales (LPGA).
Les Jeunes vert-e-s Valais s’opposent fermement à cette nouvelle base légale pour les raisons suivantes :
 
- Le tout-pouvoir aux assurances
Alors que l’autorisation d’un juge est nécessaire avant de placer une personne soupçonnée de délit sous surveillance judiciaire, les assureurs seraient, en cas de « oui » dans les urnes, libres d’espionner leurs assurés entre autres par le biais de détectives privés, d’enregistrements d’images ou de son. Bien que l’article 43a de la LPGA adoptée dispose que les assurances doivent avoir des indices concrets pour surveiller leurs clients, nulle instance de contrôle n’est prévue ; une porte ouverte à l’arbitraire et aux dérives.
Les assurances étant des assurances privées avec mandat public, il serait également judicieux de se demander pourquoi elles tiennent autant à démasquer les fraudeurs : sens du devoir envers la collectivité ou appât du gain ?
 
- Le droit au respect de la vie privée bafoué
La surveillance comme autorisée par la modification de la LPGA ne serait pas limitée à l’espace public, mais à tout lieu « librement visible depuis un lieu accessible au public »[2]. Sont donc inclues toutes les pièces de l’habitation donnant sur un lieu considéré comme non-privé, en plus des lieux privés extérieurs comme les balcons et jardins, ce qui constitue une atteinte certaine à la vie privée des assurés.
De plus, cette base légale constitue un premier pas dangereux vers des assurances inquisitrices et soupçonneuses envers tout un chacun. À quand une surveillance systématique des individus pour justifier des baisses de prestations ?
 
- Une mise en application sujette à interprétation
Alors que la barrière entre l’espace public et privé reste floue, l’une des dispositions prévoit que l’observation des assurés durera 30 jours au maximum sur une période de six mois et qu’elle pourra être prolongée si des raisons valables le justifient. Là encore, quelles sont ces dernières ?
 
Et que faire en cas de rente invalidité partielle, la fraude n’étant pas une donnée quantifiable?
 
Finalement, la base légale telle que soumise à votation ne contient pas d’interdiction d’utilisation des preuves obtenues illégalement : les données récoltées de manière illicite par un détective privé pourraient donc être utilisées contre un assuré soupçonné de fraude.
 
Pour toutes ces raisons, les Jeunes vert-e-s Valais recommandent de refuser cette loi le 25 novembre. Il manque en effet une base légale sur la surveillance des assurés, mais ce n’est pas une excuse pour accepter une loi disproportionnée bafouant le droit à la vie privée de tout un chacun. Le Parlement peut mieux faire !
 
[1]Arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme Vukota-Boji? c. Suisse (n? 61838/10) du 18.10.2016.
[2]Art. 43a al. 4 lit. b LPGA.
 
JVVS, 06.11.18

Initiative "vaches à cornes" : un OUI pour la dignité!

 
 
Couper ou brûler les cornes des veaux et des chevreaux pour gagner de la place dans les écuries et éviter les blessures, voilà le traitement que subissent 80 % des animaux de rente en Suisse. Corollaire immoral de notre société de surconsommation, l’écornage constitue l’un de ces « ingénieux » traitements qui font subir aux animaux le prix de notre confort.
 
Une étude de l’université de Berne a démontré que cette pratique était douloureuse et que 20 % des veaux écornés souffraient de douleurs chroniques. Evidemment, le respect de la dignité animale coûte plus cher, puisqu’il faut investir ou construire des installations plus spacieuses pour le bétail.
Cette initiative ne signe malheureusement pas la fin de l’écornage, mais permet de soutenir les éleveurs qui renoncent à écorner leurs bêtes par le biais de subventions permettant d’adapter la taille de l’écurie à la taille de l’animal et non l’inverse.
 
Pour les Jeunes Vert-e-s Valais, accepter ce texte c’est aider les paysans qui souhaitent renoncer à l’écornage à adapter leurs infrastructures et à rendre un peu de dignité à leurs animaux. Pour cette raison, il est important de voter oui à l’initiative pour la dignité des animaux de rente agricole le 25 novembre prochain.
 
JVVS, 02.11.18

Initiative pour l'autodétermination : populiste, incohérente et dangereuse

 
 
L’UDC nous revient avec une campagne dont elle a le secret : une bonne dose de populisme, de mauvaises réponses à un faux débat, et l’utilisation du mot « étrangers » pour instaurer une touche de méfiance. Mais que nous propose vraiment cette nouvelle initiative s’intitulant « Le droit suisse au lieu de juges étrangers » ?
 
- Initiative populiste : le faux débat de l’autodétermination et des « juges étrangers »
L’autodétermination est la capacité pour un peuple de choisir librement son statut politique et économique. En d’autres termes, l’autodétermination est liée à la souveraineté. Si de nombreux peuples ne peuvent exercer leur droit à l’autodétermination, pourtant garanti par l’art. 1 par. 2 de la Charte des Nations Unies, le peuple suisse bénéficie pour sa part d’une grande autodétermination et demeure souverain. Prétendre apporter de l’autodétermination avec cette initiative est donc un simple procédé populiste, tout comme le fait de parler de « juges étrangers ». Cette expression n’a aucun fondement juridique et n’est qu’un moyen d’instaurer une crainte que des juges d’autres pays dictent nos lois, ce qui n’est évidemment pas le cas. C’est précisément parce que la Suisse est souveraine qu’elle a pu ratifier la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) et entrer dans le Conseil de l’Europe, une organisation internationale distincte de l’Union européenne.
 
- Initiative incohérente : entre insécurité juridique et contradictions
En figeant le rôle et la place de la Constitution par rapport au droit international, l’initiative va à l’encontre de la pratique juridique suisse, qui consiste à respecter au mieux les traités internationaux ratifiés par la Confédération et les lois fédérales. De plus, la primauté de la Constitution établie par l’initiative à l’art. 5 al. 1 Cst. est en contradiction avec l’art. 190 Cst. de l’initiative, qui contraint les tribunaux à respecter les lois fédérales et le droit international.
 
- Initiative dangereuse : un affaiblissement de la protection des droits humains et une dénonciation possible de la CEDH
L’UDC souhaite faire de notre Constitution « la source suprême de la Confédération suisse » et la faire primer sur le droit international. Cela aurait pour conséquence qu’en cas de différend avec la CEDH, la Constitution suisse devrait être appliquée et non la CEDH. L’UDC rêve ainsi de pouvoir inscrire dans la Constitution des initiatives ne respectant pas les normes de protection des droits humains de la CEDH. Si tel était le cas, la Suisse devrait dénoncer cette Convention et quitter le Conseil de l’Europe. Or rappelons que la Cour européenne des droits de l’homme (CourEDH) permet une double protection des droits fondamentaux, en offrant la possibilité d’un recours à une instance supérieure au Tribunal fédéral. La CourEDH a une importance particulièrement grande, car la Suisse ne dispose pas, au contraire de nombreux autres pays, d’une Cour constitutionnelle chargée de juger des cas de violation de la Constitution, dans laquelle sont inscrits les droits fondamentaux.
Les Jeunes vert-e-s Valais recommandent donc de s’opposer à l’initiative pour l’autodétermination.
 
JVVS, 25.10.18

Food Love plutôt que Food Waste... OUI à l'initiative pour des aliments équitables!

 
 
Les Jeunes vert-e-s Valais soutiennent l’initiative pour des aliments équitables, qui vise à garantir que les denrées alimentaires consommées en Suisse soient produites dans le respect de l’environnement, des ressources et des animaux, le tout dans des conditions de travail équitables. Cette initiative protège les paysans-nes d’un commerce alimentaire victime d’une rude concurrence, dans lequel prospèrent seules les grosses exploitations. Elle protège également les animaux, en privilégiant le bien-être animal plutôt que l’élevage intensif. Et finalement, elle promeut une agriculture durable et de proximité, au lieu d’importations parfois absurdes dont l’impact environnemental est démesurément élevé.
 
L’initiative « Fair Food » a aussi pour objectif d’endiguer le gaspillage alimentaire. Alors que près d’un tiers des denrées alimentaires finissent à la poubelle chaque année en Suisse, les Jeunes vert-e-s ont décidé de mettre l’accent sur ce thème lors de leur campagne. Améliorer la sensibilisation des consommateurs-trices, adapter la taille des emballages, réintégrer des aliments non standardisés dans le marché agro-alimentaire et réduire les intermédiaires entre producteurs-trices et consommateurs-trices sont autant de mesures proposées par l’initiative pour des aliments équitables qui diminueraient le gaspillage alimentaire.
 
JVVS, 15.09.18
Oui à l'initative pour la souveraineté alimentaire
 
 
Le droit pour un pays de choisir sa politique agricole et alimentaire en fonction de sa situation unique, c’est le principe de souveraineté alimentaire. Cette initiative demande à l’Etat de réagir face aux changements négatifs qui ont suivi la libéralisation des marchés et d’adopter une politique agricole favorable aux agriculteurs suisses, afin qu’ils puissent survivre dans ce système de libre-échange. Concrètement, il s’agirait de garantir des conditions de travail justes et des salaires justes pour les agriculteurs. Un scénario où le prix des produits agricoles augmente pour le consommateur sans que les producteurs n’en bénéficient, comme c’est le cas actuellement, ne devrait plus être envisageable.
 
Même si nous ne savons pas à quoi ressembleront les marchés mondiaux de demain, nous ne voulons pas voir nos exploitations agricoles fermer les unes après les autres au profit d’industries étrangères exportatrices et irrespectueuses des conditions de travail et du bien-être animalier. Nous voulons une Suisse éthique et cohérente qui importe des produits conformes aux normes de qualité suisse afin d’assurer le bien-être des consommateurs. Nous voulons que les paysans soient rémunérés dignement pour le travail qu’ils réalisent, comme le demande cette initiative.
 
JVVS, 14.09.18

Nouveau logo des Jeunes Vert-e-s Valais

Des mythes ancestraux aux contes les plus fous, nulle gloire dans le passé du loup. Traînant une image de monstre dévorant mère-grand et enfants, le loup terrifie encore de nos jours. Et pourtant… Il est l’une des pièces du complexe puzzle que représente notre écosystème. Il fait partie intégrante de notre faune, occupe nos montagnes depuis des lustres. Mais ceci dans une cohabitation parfois difficile. De nombreuses fois abattu, clandestinement, malgré l’interdiction de le tuer, le loup est devenu un symbole de notre canton. Dans un passé pas si lointain, ses défenseurs furent insultés, méprisés, voire battus, comme le décrit Jérôme Meizoz dans son très beau Haut Val des Loups. Mais aujourd’hui le Valais s’ouvre, et c’est avec détermination que nous avons choisi de faire du loup notre emblème.
 
Alors que le sujet du loup revient sans cesse à l’ordre du jour des sessions du Grand Conseil, alors que certains tentent par tous les moyens d’assouplir la législation, de détourner la Convention de Berne le protégeant, nous constatons qu’il reste encore du chemin à parcourir avant que le loup ne puisse vivre dans son habitat naturel sans être menacé d’extermination. De ce fait, nous sommes fiers de dévoiler aujourd’hui notre nouveau logo et de nous placer ainsi en défenseurs de ce grand prédateur.
 
JVVS, 05.09.18
Loi sur les jeux d'argent : ne jouons pas la carte de l'incohérence
 
 
Les Jeunes vert-e-s Valais s’opposent à la Loi sur les jeux d’argent (LJAr), soumise à votation populaire le 10 juin prochain. Bien qu’il soit nécessaire d’harmoniser la législation suisse sur les casinos, les loteries et le jeu en ligne, ils jugent cette loi incohérente et insuffisante pour les raisons suivantes :
 
- L’échec de la prévention
Avec plus de 70'000 joueurs pathologiques en Suisse[1], une révision de la législation sur les jeux d’argent allant dans le sens de la prévention semble judicieuse. Cependant, la loi proposée par le Parlement manque sa cible du fait de l’absence de mesures efficaces, comme par exemple une commission d’experts indépendants. De plus, vouloir exonérer d’impôt les gains inférieurs à un million de francs paraît aberrant : à défaut de dissuader, l’absence de taxe incitera davantage les initiés à jouer, voire attirera de nouveaux adeptes.
 
- La censure d’internet
Là encore, cette loi déçoit. Elle propose de bloquer tous les sites étrangers de jeu en ligne, indépendamment de leur degré de légalité. Facilement contournable et/ou encourageant au basculement vers des sites illégaux, la censure proposée ne règlera en rien les questions d’imposition des gains des jeux en ligne qui semblent préoccuper le Parlement. Dès lors, cette loi instaurant une censure sans précédent ne semble qu’une conséquence logique au lobbyisme exercé par des casinos suisses en quête de monopole.
 
- Le faux débat du soutien à la collectivité
Un argument revient souvent dans les discours du camp du « oui », celui de la participation financière des loteries dans les domaines du sport, de la culture et de l’AVS, qui serait renforcée si la loi venait à être acceptée. Sans parler en détail du coût social annuel moyen de 600 millions de francs lié à l’addiction au jeu en Suisse[2] -qui contrebalance les prétendus soutiens à la collectivité par les loteries-, les Jeunes vert-e-s Valais s’interrogent sur les fondements éthiques d’un financement des domaines susmentionnés basé sur la dépendance de certains joueurs.
 
Conscients de l’importance de règlementer le jeu en ligne et de prévenir l’addiction, les Jeunes vert-e-s ne sont toutefois pas dupes face à une loi instrumentalisée par des casinos suisses aux intérêts manifestement financiers. Un refus de la loi le 10 juin permettrait donc d’envoyer un message clair au Parlement en l’obligeant à repenser ses stratégies et à affronter les enjeux et problèmes liés aux jeux d’argent, pour de vrai cette fois-ci.
 
JVVS, 08.05.18

Les Jeunes Vert-e-s Valais proposent treize mesures pour développer le Valais sans Jeux Olympiques

 
 
Les Jeunes Vert-e-s Valais ont pris position à l’unanimité contre le projet de Jeux Olympiques Sion 2026, pour les raisons suivantes :
 
- Les risques pour l’environnement sont énormes
Malgré la volonté des leaders du projet de minimiser les constructions, de nombreuses infrastructures d’accueil devront voir le jour pour accueillir les 5000 athlètes et accompagnants, 11’000 journalistes, 25’000 bénévoles et 150'000 visiteurs, sans compter les forces de sécurité. De même, l’utilisation massive de canons à neige ne s’inscrit pas dans une gestion durable des ressources hydriques du canton, déjà malmenées. Le rapport de durabilité, finalement obtenu après plusieurs demandes, ne donne aucune garantie sur la durabilité de ce projet. Construire vite, même s’il s’agit d’infrastructures démontables, ne signifie pas construire durablement.
 
- Le risque financier est conséquent
Aucun JO n’a jamais su respecter son budget. L’Agenda 2020 n’apporte aucune garantie concrète, comme on le constate avec les Jeux de Paris qui sont en voie de dépasser le leur, selon un rapport d’experts. Les risques sont conséquents pour la santé financière des communes et du canton. La réforme fiscale actuellement en préparation, qui fera perdre 70 millions par année au canton et 60 millions au communes n’améliorera rien.
 
- Les initiateurs du projet n’inspirent pas confiance
Les initiateurs de Sion2026 ne viennent ni des milieux sportifs, ni des milieux touristiques. Il s’agit des milieux de la construction (en particulier Christian Constantin et les Chambres vaudoise et valaisanne de commerce et d’industrie), qui mettent d’énormes montants dans la campagne, conscients que l’affaire peut leur rapporter très gros. La confiance est également ébranlée par différentes affaires, dont la démission forcée de Jean-Philippe Rochat de la présidence du comité de candidature, suite à l’affaire des Panama Papers. N’oublions pas, enfin, que les clés du Valais seront offertes au CIO si celui-ci décide d’attribuer les Jeux à Sion.
 
- Les objectifs des Jeux Olympiques seront loin d’être remplis
Selon les organisateurs, ces Jeux Olympiques accroîtront la visibilité et le tourisme en Valais et la promotion du sport chez les jeunes. Plusieurs études et experts soulèvent un impact touristique très marginal sur le long terme (Teigland 1999, Chapelet 2016). Posons-nous la question : qui d’entre nous s’est déjà rendu en vacances à Nagano, Albertville ou Lillehammer ? Ce projet reste un coup de pub dispendieux et sans garantie de retour sur investissement. Si nous saluons la volonté de promouvoir le sport chez les jeunes, nous constatons toutefois que les JO ne profitent très concrètement qu’à l’élite, soit une infime minorité des sportifs.
Pour toutes ces raisons, les Jeunes Verts valaisans sont convaincus que les 100 millions alloués par le Canton aux JO pourraient être investis dans des projets prioritaires qui répondraient aux réelles attentes des Valaisannes et des Valaisans en matière de développement touristique et sportif. Nous en proposons treize :
 
- Rénover le Centre sportif cantonal d’Ovronnaz, qui a plus de 35 ans.
- Aider à la réalisation d’une piscine couverte à Crans-Montana, attendue depuis longtemps par la population locale.
- Aider à la rénovation, voire au remplacement de patinoires vétustes (Visp, Sierre, etc.).
- Entamer le projet de percement d’un 2ème tunnel ferroviaire au Lötschberg.
- Développer un réseau cantonal de pistes cyclables et mettre en place une communauté tarifaire pour l’utilisation de tous les transports publics sur le canton.
- Créer un Parc National. Les Grisons jouissent d’une visibilité mondiale grâce à la mise en valeur de leur nature et de leurs produits du terroir. Le Valais doit suivre cet exemple.
- Créer un fonds pour aider la transition touristique des stations de montagne. Soutenir la rénovation des hôtels et faciliter, là où elles sont viables, la rénovation des infrastructures de sports d’hiver.
- Réaliser des liaisons câblées pour faciliter et fluidifier le transport de pendulaires et de touristes, par exemple depuis Nendaz et Ovronnaz en direction de gares ferroviaires en plaine.
- Sur le modèle des Alpes vaudoises, ouvrir des postes de coordinateurs afin d’accompagner les destinations dans l'élaboration de stratégies touristiques et territoriales globales (visibilité, transports, habitat, etc.).
- Poursuivre et renforcer l’organisation d’événements sportifs de taille raisonnable : championnats de VTT ou de ski-alpinisme, Universiades d’hiver, etc.
- À l’image de certaines communes, proposer aux écoliers une vaste offre d’activités sportives parascolaires à l’échelle du canton.
- Investir dans un vaste concept de publicité digitale à l’international, en exploitant au maximum les réseaux sociaux. Réaliser des « coups marketing » originaux et ambitieux, comme par exemple des concours pour gagner des vacances en Valais.
- Appliquer enfin la Loi cantonale sur le sport, votée en 2012. L’annonce récente de sa mise en application ressemble davantage à une promesse de campagne prise dans la précipitation, aucun montant n’ayant été budgétisé !
 
Nous ne souhaitons pas que le canton du Valais se limite à une promotion des sports d’hiver durant 3 semaines ; nous voulons qu’il nous permette de faire du sport toute l’année… et pendant des années ! Nous estimons que ni un endettement massif ni des atteintes à notre environnement ne se justifient, même pour montrer que le Valais sait faire « quelque chose de grand ».
 
JVVS, 27.04.18

Ne pas utiliser l'argent public pour influencer des votations populaires

 
 
Le 10 juin 2018, la population valaisanne se prononcera sur l’opportunité ou non de soutenir le projet de Jeux Olympiques SION2026. Il s’agit de la plus belle expression de la démocratie directe. Cela suppose que la population puisse le plus librement possible se forger une opinion. Les médias organiseront d’ici là à n’en pas douter de nombreux débats pour que les arguments des uns et des autres soient entendus. Les porteurs du projet des JO SION2026 disposent en plus d’un important budget de plusieurs millions – dont de l’argent public – pour faire la publicité en faveur des Jeux Olympiques. C’est ainsi que depuis quelques mois déjà des foulards à l’effigie des JO SION2026 sont généreusement distribués à travers tout le canton à l’occasion de différentes manifestations sportives. Tant que l’on reste sur l’espace privé, il n’y a rien à redire à ce genre de pratiques publicitaires.
 
Lorsque des foulards à l’effigie des JO SION2026 sont distribués dans le cadre de classes d’une école publique une ligne rouge est clairement franchie. Même si juridiquement les directions d’écoles relèvent des autorités locales, le Conseil d’Etat doit intervenir pour garantir que l’école publique ne devienne pas un instrument au service d’un objet soumis à votation, et non soutenir ce type d’actions comme l’a fait M. Christophe Darbellay. Nous nous demandons quelles auraient été les réactions si des stylos « Non à la révision de la Constitution » ou des porte-clés « Oui à la suppression des redevances Billag » avaient été distribués. De tels agissement ne sont pas acceptables. Il en va de la crédibilité des institutions politiques, il en va surtout de la conception d’une école publique ne devant pas être au service de projets économiques.
 
JVVS, 10.02.18

NON à "No billag"!

 
 
Les Jeunes Verts valaisans ont unanimement rejeté l’initiative dite « No Billag ». Bien que conscients de la nécessité de réformer le prélèvement des redevances radio et télévision, les membres ne se sont pas laissé duper par le titre trompeur des initiants.
 
En effet, les débats qui animent la sphère médiatique et les réseaux sociaux depuis plus de deux mois portent exclusivement sur la redevance, alors que l’initiative vise la suppression pure et simple du service médiatique public. L’initiative modifie l’alinéa 4 de l’article 93 de la Constitution comme suit : « La Confédération ne subventionne aucune chaîne de radio ou de télévision. » Le service audiovisuel public est donc voué à disparaître.
 
Les Jeunes Verts s’interrogent également sur la viabilité des prestations inhérentes aux particularités du pays et aux besoins des cantons, supprimées elles aussi par les initiants, qui semblent négliger la fragmentation particulière de notre petit pays en quatre régions linguistiques aux sensibilités culturelles différentes.
 
Dès lors, cette initiative s’apparente plus à une attaque libérale contre le service public qu’à une réforme du système actuel de redevance. Il est en outre à déplorer le modus operandi des initiants qui, pour des raisons tactiques, évitent soigneusement d’évoquer la disparition du service audiovisuel public, préférant déplacer le débat sur la seule redevance. Ce marketing trompeur est-il le corollaire des médias tels que voulus par les initiants ?
 
JVVS, 19.01.18