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Réforme cantonale de la loi fiscale ? Peut mieux faire !

 

Nous avons décidé de soutenir le référendum contre la proposition cantonale de modification de la loi fiscale (donnant suite à la RFFA suisse) parce qu’à nos yeux la réforme proposée actuellement n’est pas adaptée aux enjeux à venir de la société. Nous déplorons une prise en compte plus que lacunaire de la durabilité environnementale et sociale alors que cette réforme exigée offre une bonne opportunité de repenser la contribution des entreprises à la société. Un barème d’imposition fixé sur d’autres critères que la taille et le bénéfice d’une entreprise serait plus pertinent, notamment via des critères basés sur l’impact environnemental ou le secteur d’activité. Nous ne pouvons en effet pas défendre une imposition similaire pour des entreprises de même taille actives dans l’hydroélectrique ou dans les pesticides.

D’autre part, la réforme propose à la fois des baisses d’impôt généralisées et des compensations sociales. Cela semble irréaliste. L’État ne peut pas percevoir moins d’argent et distribuer plus d’aides sans faire des coupes inévitables dans d’autres postes. Certes, les statuts spéciaux accordés aux entreprises internationales en Valais n’auront plus cours, mais la proportion d’entreprises bénéficiant de ces statuts spéciaux n’est pas assez importante pour compenser la baisse du taux d’imposition des PME de 21.56% à 16.98%. Cette baisse de 4.58% aboutirait forcément à une diminution des budgets, notamment pour les communes, et devra être contrebalancée pour espérer maintenir les prestations d’aujourd’hui ou en proposer de nouvelles. Cette compensation se fera par exemple par une augmentation de l’impôt sur les personnes physiques, c’est à dire le peuple ; un plan qui ne satisfait pas les Jeunes Vert-e-s Valais. Aujourd’hui, nous soutenons l’idée d’un État fort qui peut mener à bien les projets de la collectivité. Ce n’est pas ce que propose cette réforme fiscale, qui affaiblit ouvertement le canton et les communes sans plus-value durable.

Finalement, nous regrettons la modification d’un nombre important d’articles de la loi fiscale en une seule fois. Cette méthode n’est pas optimale pour faciliter la compréhension des enjeux inhérents aux modifications apportées, surtout pour les jeunes souvent moins aguerris aux problématiques fiscales. Il serait certainement plus abordable de procéder à une modification article par article ou par petits groupes d’articles afin de mieux comprendre la teneur de chacun d’entre eux et donc de les rendre accessible au plus grand nombre car moins opaques. Cela réduirait la difficulté de la population à se forger une opinion claire sur ce sujet et à percevoir les répercussions directes sur le quotidien qui se cachent dans cette loi que nous jugeons aujourd’hui insatisfaisante et non aboutie.

JVVS, 27.05.20


 

 

 Protection contre l’homophobie : un OUI indispensable !

 

La modification du Code pénal soumise au vote étend l’application de l’art. 261bis CP (Discrimination raciale) à la discrimination basée sur l’orientation sexuelle. Aujourd’hui, des propos homophobes peuvent tomber sous le coup des infractions contre l’honneur lorsque la personne atteinte porte plainte, mais ne sont pas réprimés lorsqu’ils visent la communauté homosexuelle. Des propos homophobes exprimés en termes généraux restent donc impunis. Alors que les personnes homosexuelles subissent encore de nombreuses discriminations liées à leur orientation sexuelle, il est nécessaire de leur apporter une protection accrue en condamnant les incitations à la haine basées sur l’orientation sexuelle.

Défendant une société ouverte et tolérante dans laquelle nulle discrimination ne trouverait de place, les Jeunes Vert-e-s Valais soutiennent avec conviction la modification de l’art. 261bis CP. Bien que le chemin pour l’égalité des droits des personnes LGBTQIA+ en Suisse soit encore long, cette révision du Code pénal constitue une avancée indispensable.

Il est finalement à préciser que les conséquences des discriminations et propos homophobes sur les personnes qui en sont victimes peuvent être terribles. Les Jeunes Vert-e-s Valais s’engagent donc à défendre avec détermination les droits des personnes LGBTQIA+.

JVVS, 16.01.20


 

 OUI à l’initiative « Davantage de logements abordables »

 

Cette initiative fédérale a été lancée par l’ASLOCA en 2015, avec la participation des Verts, du PS, de l’Union syndicale Suisse, et de coopératives d’habitation et elle est soutenue par de nombreuses autres sociétés, associations et citoyen-ne-s.

Cette initiative s’articule en 3 demandes :

-       Au moins 10% des logements construits à loyers abordables (construits par des coopératives ou des institutions d’utilité publique),

-       Les communes et les cantons qui le souhaitent, ont le droit d’acheter des terrains ou des biens-fonds appropriés (droit de préemption),

-       Des rénovations énergétiques sans perdre les logements à loyers modérés.

Cette initiative impacte différents domaines : l’architecture, le social, l’environnement ainsi que l’économie.

Actuellement, la représentation des coopératives s’élève à 2 ou 3% et est surtout présente à Zurich, puis en plus faible quantité à Genève et Lausanne. En effet, le lobby immobilier finançant les promoteurs vise à construire des logements rentables, avec de grandes marges, oubliant ainsi l’architecture. Au contraire, les coopératives favorisent les « closters » : la colocation de plusieurs familles, et le vivre ensemble de manière générale. En outre, les bâtiments ne pouvant être construits qu’avec les locataires déjà rassemblés, le nombre de logements vacants (actuellement 1.66%, en hausse) pourrait être légèrement réduit. En ce sens, l’architecture s’en trouverait favorisée, laissant moins de place aux promoteurs et aux lobbys.

En réduisant la superficie d’habitation par personne, la densification est augmentée, et des terrains sont dégagés pour la biodiversité. Et les rénovations écologiques pourraient être faites sans augmentation des loyers. Mais ce n’est pas tout ! Les loyers étant plus modérés, ils réduiraient la charge pour les assurances sociales et libéreraient ce montant pour d’autres domaines. Cela soulagerait aussi les classes moyennes et les familles, dont la part allouée au budget pour le logement s’élève à environ 15%. Finalement, l’économie en serait aussi modifiée. Les promoteurs étant moins importants, une plus faible marge pourrait être prélevée de manière globale sur le territoire et les loyers construits par ces coopératives seraient fixés en fonction de leur valeur. Cette initiative permettrait donc le retour d’une économie plus juste, davantage basée sur la valeur des biens, plutôt que sur la spéculation.

En conclusion, les Jeunes Vert-e-s Valais se positionnent favorablement pour cette initiative car elle soutient l’écologie en favorisant la densification et les rénovations, est bénéfique socialement, amène une économie plus juste, et remettrait l’architecture à sa place au détriment du lobby immobilier.

JVVS, 16.01.20


 

 

 

Nouvelle coprésidence et comité 2020

 

Après les remarquables succès de 2019, les JVVS sont prêt.e.s à s’engager de plus belle en 2020 ! 

Réunis en Assemblée générale dimanche, les Jeunes Vert-e-s Valais (JVVS) ont élu Noémie Moos à la coprésidence du parti en remplacement de Lucie Fauquet, qui a démissionné pour raisons professionnelles. Florent Morisod poursuit quant à lui son engagement de coprésident.

Les JVVS ont également renouvelé et réorganisé leur comité, qui se compose des personnes suivantes :

Noémie Moos et Florent Morisod, coprésident-e-s
François Kühnis, vice-président
Sébastien de Morsier, secrétaire
Dorian Mabillard, caissier
Mathilde Michellod et Stefan Krstic, responsables événementiel
Léa Rouiller, responsable communication
Lucie Fauquet, représentante au comité des Verts VS
Andréa Savoy, graphiste
Camille Crestani, coordinatrice Junge Grüne Oberwallis

Entre les prochaines votations, de nombreuses actions et les élections communales d’automne 2020, les JVVS sont déterminé.e.s à s’engager pour un Valais plus vert, plus ouvert et plus solidaire !

JVVS, 02.12.19


 Non à l'inacceptable révision de la Loi sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages (LChP)

 

Alors que les scientifiques du monde entier alertent sur le sort de la biodiversité, parlant même de sixième extinction des espèces, le Parlement opère un retour en arrière inadmissible dans la protection des espèces. Désormais, des animaux protégés pourront être abattus sans même qu'ils aient causé de dommage. La simple présence d'un loup par exemple suffira à octroyer l'autorisation de le tirer. De plus, les cantons auront la compétence de décider quels animaux protégés seront abattus, l'aval de l'OFEV n'étant plus nécessaire. D'autres intérêts, divergeant de la protection de la biodiversité, pourront influencer la décision de tirer des animaux menacés qui figurent sur la liste des espèces à réguler. Et cette même liste sera modifiable par le Conseil fédéral par voie d'ordonnance. Ni le peuple ni le Parlement ne pourront donc refuser qu'une espèce y soit ajoutée.

Finalement, des animaux figurant sur la liste rouge des espèces animales menacées telles que le lagopède, le lièvre ou encore le tétra-lyre pourront toujours être chassées. Le Parlement a préféré se concentrer sur l'assouplissement de la loi plutôt que de trouver des solutions permettant une meilleure protection de la biodiversité.
 
Tandis que la disparition du vivant constitue un des principaux enjeux environnementaux, le Parlement décide d'assouplir considérablement les règles de protection des espèces. Les Jeunes Vert-e-s Valais (JVVS) soutiennent donc avec ferveur le référendum contre la révision de la Loi sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages (LChP).
 
JVVS, 07.11.19

 

 

OUI à la modification de la Loi sur les Armes

 

 

Par une campagne violente minée de fausses informations, les opposants à la modification de la Loi sur les Armes tirent à boulet rouge sur l’UE et jouent les Guillaume Tell au chevet d’une Suisse en danger. Au-delà de la paranoïa dans laquelle se complaisent les référendaires, sur quoi votons-nous vraiment le 19 mai ?

Des armes particulièrement dangereuses
 
Il est presque pléonastique de le mentionner, mais les armes concernées par la nouvelle loi sont dangereuses. Particulièrement dangereuses même, car il s’agit d’armes semi-automatiques. Il n’est donc en rien excessif de classer ce type d’armes dans la catégorie « interdites ». D’autant que dans les faits, les détenteurs de tels armes pourront, sous certaines conditions, toujours les conserver, puisque la loi prévoit de délivrer des autorisations exceptionnelles. Tel sera notamment le cas pour les membres de sociétés de tir ou pour les tireurs sportifs.
 
Pas de diktat de l’UE
 
Le diktat de l’UE tel que décrit par le comité référendaire n’existe pas. Si le Conseil fédéral et le Parlement ont décidé de s’aligner sur la directive de l’UE sur les armes, c’est parce que la Suisse est membre des accords Schengen. Elle a ainsi pu participer aux discussions relatives à l’adoption de cette directive et a même obtenu que la tradition suisse du tir soit préservée. En effet, les manifestations de tir seront toujours autorisées, de même qu’il sera toujours possible pour les militaires en fin de service de conserver leur fusil d’assaut chez eux. Vous avez dit diktat ?
 
Tradition de tir versus tradition de paix
 
Les opposants à la modification de la Loi sur les Armes clament sans cesse que la tradition du tir fait partie des valeurs fondamentales de notre pays et doit être maintenue sans compromis. Demandons-nous cependant quelle image nous voulons donner de la Suisse et dans quelle société nous voulons vivre. Un petit État isolé qui lutte pour que ses habitants demeurent armés – environ 2 millions d’armes circulent en Suisse chaque année – ou un État neutre promouvant la paix à travers le monde ?
Avant d’être le jouet d’un tireur du dimanche en manque d’adrénaline, une arme reste un moyen d’ôter une vie. Les défenseurs des armes feraient parfois bien de s’en rappeler. Les Jeunes Vert-e-s Valais vous recommandent donc de voter OUI à l’arrêté fédéral portant approbation et mise en œuvre d’échanges de notes entre la Suisse et l’UE concernant la directive de l’UE sur les armes.
 

JVVS, 09.05.19


 

 

Réforme fiscale et financement de l’AVS (RFFA) : peut mieux faire !

 

Les Jeunes vert-e-s Valais s’opposent à la Réforme fiscale et financement de l’AVS (RFFA), soumise à votation populaire le 19 mai prochain. S’il est plus que nécessaire de revoir les statuts fiscaux des grandes entreprises et d’en supprimer les privilèges spéciaux, la RFFA ne convainc pas par ses arrangements aux dépens de la collectivité, qui impacteront fortement la Suisse et le Valais.

- Une sous-enchère fiscale aux dépens des cantons et du citoyen
La RFFA entend mettre en place un taux d’imposition similaire pour toutes les entreprises, qu’elles soient de grandes entreprises suisses ou des multinationales étrangères. Ce taux commun représente un abaissement de l’imposition pour les grandes entreprises suisses, alors que les firmes à statut spécial contribueront davantage. Toutefois, la RFFA prévoit également de nombreux outils d’optimisation fiscale qui feront baisser la facture pour toutes les entreprises, tendant à pallier les hausses d’impôts des multinationales, ou à amplifier encore davantage les pertes engendrées par la baisse de l’imposition. Résultat, un manque à gagner d’au moins 2 milliards par année pour la Confédération et les cantons.
En plus de conduire à des pertes financières, la RFFA telle que soumise à votation continue à proposer une sous-enchère fiscale internationale par le biais de taux d’imposition extrêmement bas, aux dépens des pays en voie de développement. Or, un taux supérieur ne signifierait pas le départ à l’étranger des entreprises jusqu’alors « à statut spécial », puisque la compétitivité de la Suisse repose également sur d’autres critères tels que la stabilité politique, la main d’œuvre qualifiée ou encore les infrastructures.
Finalement, la RFFA ouvre la porte à une concurrence intercantonale, qui s’organise déjà dans les plans d’application cantonaux : alors que le canton du Valais, ou encore celui de Soleure, ne possèdent qu’un faible pourcentage d’entreprises à statut spécial sur leur territoire, ils ont prévu de baisser de manière non négligeable leur taux d’imposition pour gagner en compétitivité ! Contrairement aux cantons de Zug ou encore de Genève, qui pourront compenser leur manque à gagner lié à la baisse du taux d’imposition par la hausse des impôts des firmes à statut spécial, la majorité des cantons se verra simplement privée d’un revenu certain qu’elle devra pallier par des restrictions dans le service public. De plus, chaque canton est libre d’appliquer à sa guise les optimisations fiscales citées précédemment, aggravant encore les inégalités entre les cantons.
 
- Des pertes chiffrées à 93,7 millions en Valais
Depuis 2008, chaque canton verse à la Confédération 83 % du montant de ses impôts. La part qui revient au canton est donc de 17 %. En cas d’acceptation de la RFFA, cette part cantonale passerait à 21,2%, ce qui représente un gain de 17 millions pour le canton du Valais. Toutefois, ce gain mis à part, les conséquences financières d’un « oui » le 19 mai seraient majeures pour le Valais.
Dans son plan d’application, celui-ci prévoit en effet une baisse de l’imposition, et une augmentation du seuil de revenu entre les deux paliers de revenus : alors qu’actuellement, le taux d’imposition est de 12.66% pour les bénéfices jusqu’à 150'000 francs, il passerait à 11.89% pour toutes les entreprises ayant des bénéfices jusqu’à 250'000 francs. Avec ce taux, le canton du Valais accèderait au premier rang en comparaison intercantonale pour toutes les PME, lançant une concurrence vers le bas entre les cantons. Le deuxième palier d’imposition serait également fortement réduit de 21.56% à 16.98%[1]. Ces baisses ne sont évidemment pas sans conséquences.
Quelques millions de pertes seraient compensés par l’augmentation de l’impôt minimal des personnes physiques, qui passerait de 10 à 50 francs. Toutefois, les incidences financières de la stratégie fiscale proposée s’élèveraient à environ 93.7 millions de francs pour le Valais, à savoir 61.5 millions de francs pour le canton et 32.2 millions de francs pour les communes[2].
Le Valais a d’ores et déjà annoncé des mesures d’accompagnement dans le domaine du social et de la formation, à hauteur de 10 millions de francs pour l’augmentation du subventionnement des primes d’assurance maladie et 10 millions de francs pour des mesures à définir dans les domaines de la formation, de la protection des mineur.e.s et de la cohésion sociale. Or, comment le canton compte-t-il assurer des « mesures d’accompagnement » alors qu’il devra déjà combler des pertes de 93,7 millions ?
 
- Une solution provisoire pour l’AVS
Sans parler de l’impossibilité pour le citoyen et la citoyenne de se prononcer indépendamment sur les questions de la réforme fiscale et de l’AVS, le compromis proposé dans le cadre de la RFFA ne convainc pas par son caractère passager. En effet, dès 2023, les 2 milliards prévus par la RFFA ne seront déjà plus suffisants pour combler les déficits de l’AVS[3]. De plus, le Conseil fédéral présentera après l’été une nouvelle réforme à ce sujet, et d’autres solutions existent pour une stabilisation plus durable de l’AVS. À titre d’exemple, l’égalité salariale rapporterait déjà plus de 600 millions par an à l’assurance vieillesse[4].
Outre l’aspect provisoire de la proposition, ces 2 milliards ne proviennent pas de l’imposition des entreprises, puisqu’ils sont majoritairement le résultat d’une hausse des cotisations de l’employé.e et de l’employeur.euse. Cette stabilisation momentanée de l’AVS ne peut donc pas être considérée comme une compensation de la baisse de l’imposition des entreprises !
 
Pour toutes ces raisons, les Jeunes vert-e-s Valais vous encouragent à voter NON le 19 mai. Non à un taux d’imposition excessivement bas aux dépens du service public ! Non à une concurrence intercantonale de sous-enchère ! Renvoyons la loi au Parlement, pour une vraie imposition qui profite, cette fois, au bien commun.
 
[1]https://www.vs.ch/web/communication/detail?groupId=529400&articleId=5323051
[2]https://www.vs.ch/documents/529400/5322751/Dossier+de+presse+-RFFA/97a81896-6181-48b4-9150-83f6c7517c34
[3]http://www.verts-vs.ch/nouvelles/439-les-verts-valaisans-disent-non-a-la-reforme-de-la-fiscalite-des-entreprises
[4]https://www.letemps.ch/opinions/egalite-avs-un-scandale-cache-un
 
JVVS, 08.05.19

 

 

Élections fédérales 2019 : des valeurs, un concept, et beaucoup de motivation!

 

En cette année d’élections fédérales, les Jeunes Vert-e-s Valais (JVVS), à l’instar des autres partis politiques, doivent réfléchir à la création d’une liste pour le conseil national. Une liste Jeunes Vert-e-s, comme moyen de porter des valeurs, de faire avancer des idées sur la scène politique. Mais, comme pour chaque élection, la question des candidat-e-s qui se trouveront sur la liste se pose. Qui pour représenter notre parti, pour défendre des thèmes qui nous tiennent à cœur, définis par l’ensemble de nos membres ? Traditionnellement, les partis recherchent les personnes les plus populaires, celles qui rapporteront des voix, grâce à leur grand réseau. Les candidat-e-s fortunés sont parfois également plébiscités, eu égard au soutien financier qu’ils apporteront au parti. Comme de nombreuses campagnes l’ont démontré, le budget de campagne influence fortement le résultat final. Le sexe d’un-e candidat-e peut aussi devenir un critère de sélection pour un parti, afin par exemple de présenter des listes avec la parité femmes-hommes. Divers autres moyens de sélectionner les « meilleur-e-s » candidat-e-s sont appliqués (en fonction de l’âge, du domicile, etc.).

Cependant, ces différents critères ne nous conviennent pas. Nous ne cherchons pas à mettre en avant des personnes, nous ne souhaitons pas optimiser notre liste avec des candidat-e-s peut-être moins légitimes, moins engagé-e-s, mais dont le profil est recherché pour les voix qu’il apporterait. Nous souhaitons que toutes et tous mènent campagne, ensemble. Nous avons pour objectif de désigner des personnes qui, au nom des Jeunes Vert-e-s Valais, seront présent-e-s sur notre liste et représenteront nos valeurs. À cet effet, nous parlerons désormais de représentant-e-s et non plus de candidat-e-s.

Dès lors se pose la question de la manière de désigner nos représentant-e-s. D’un commun accord, nous avons décidé d’organiser un tirage au sort, afin de nous distancer d’un certain narcissisme présent en politique. Nous présenterons donc une liste dont la force provient des valeurs qu’elle défend, et non pas de la popularité des personnes qui s’y trouvent.Pour ce faire, nous avons proposé à toutes les personnes actives au sein des JVVS de participer à ce concept, et aujourd’hui les noms de 16 membres figureront sur un billet tiré au sort.

Parmi les potentiel-le-s représentant-e-s des Jeunes Vert-e-s Valais au conseil national se trouvent des membres actif-ve-s depuis de nombreuses années, mais aussi de nouvelles et nouveaux arrivant-e-s qui nous ont rejoint-e-s au cours des derniers mois. Des femmes, des hommes, aux horizons multiples, aux parcours divers, aux maints engagements, avec un âge qui varie entre 17 et 30 ans. Mais plus que tout, notre concept rassemble des jeunes motivé-e-s par les mêmes valeurs et bien décidé-e-s à se faire entendre, quelles que soient les personnes qui les représenteront officiellement sur la liste après le tirage.Ensemble, nous mènerons une campagne dynamique, réaliserons des actions symboliques et proposerons des réflexions sur différentes thématiques de société. Les Jeunes Vert-e-s Valais répondent au défi des élections fédérales par des valeurs, un concept, et beaucoup de motivation !

JVVS, 29.03.19


Pas de sanction pour les grévistes du climat !

 

Vendredi 15 mars, les manifestations et grèves pour le climat ont rassemblé près de 60’000 personnes dans les rues helvétiques, dont plus de 1'200 à Sion. Deux événements y ont été organisé : une manifestation, en dehors des heures de cours, et une grève, dès 13h. Cette dernière avec, au programme, quelques ateliers permettant un échange/partage entre jeunes et moins jeunes. Si de nombreuses personnes ont pris part à l’événement de 17h, certain.ne.s ont osé braver les interdictions et ont courageusement choisi de faire primer la défense du climat sur une après-midi de cours. Un geste à blâmer, selon Christophe Darbellay, conseiller d’État valaisan en charge de l’Éducation, qui défend une politique « tolérance zéro » à l’égard des grévistes du climat.

Si l’école n’a pas pour vocation d’inciter les étudiant.e.s à manquer des cours, nous estimons qu’il est en revanche de son devoir de fournir un enseignement encourageant les jeunes à réfléchir sur les problématiques actuelles et futures. En ce sens, le climat est l’enjeu principal d’aujourd’hui comme de demain. Il est réjouissant de constater que toujours plus de jeunes prennent conscience de cette problématique et décident de s’engager. Dès lors, le rôle de l’école devrait être de les encourager. Les menaces de sanctions et la vision rétrograde adoptée par le Conseiller d’État Christophe Darbellay à l’égard d’une mobilisation mondiale au sujet du thème le plus préoccupant pour notre futur sont déplacées. Nous l'invitons donc à lire les rapports du GIEC et d’autres organes scientifiques, à prendre conscience des enjeux climatiques actuels et à se réjouir de l’engagement d’une partie de la jeunesse. Partant, nous l’invitons à annuler les éventuelles sanctions dont seraient victimes les grévistes du climat.

Par ce communiqué, nous tenons à témoigner notre soutien à celles et ceux qui, par un acte citoyen engagé, ont fait grève pour le climat. La troisième mobilisation pour le climat a rassemblé plus de personnes que les précédentes, et d’autres sont encore à prévoir. Au lieu de critiquer ce mouvement d’ampleur mondiale et de sanctionner les jeunes grévistes du climat, réjouissons-nous des conséquences d’un tel mouvement et réfléchissons ensemble à davantage de mesures en faveur de notre environnement. L’urgence climatique est aujourd’hui une réalité scientifique. À nous tou.te.s, citoyen.ne.s comme politiques, de nous engager pour le climat !

JVVS, 19.03.19


Urgence climatique : mobilisons-nous!

 

La communauté scientifique ne cesse de le marteler, aujourd’hui il y a urgence. Il est désormais du devoir de chaque citoyenne et citoyen de ne pas rester indifférent.e face à ce constat alarmant et ainsi d’adopter des comportements responsables. Faire preuve de responsabilité, tant à l’égard de notre planète que de ses habitant.e.s, passe inévitablement par des actions individuelles (soutien aux producteurs locaux, réduction des déchets, utilisation des transports en commun, etc.) mais également par une prise de conscience collective. Cet engagement collectif se trouve actuellement au coin de notre rue. Des milliers de personnes ont manifesté pour le climat le 2 février dans toute la Suisse, faisant suite à une grève des étudiant.e.s le 18 janvier, ayant également rassemblé quelques dizaines de milliers de personnes dans les rues helvétiques. Rappelons peut-être à certains détracteurs que manquer un cours au profit d’une manifestation pour le climat n’est pas une excuse pour sécher l’école mais un acte citoyen engagé, qui a fait naître différentes mesures concrètes proposées par des étudiant.e.s au sein de leur école. Ces prises de position fortes et déterminées sont à saluer, et non à décourager comme l’a fait l’État du Valais en menaçant les étudiant.e.s de sanctions. Car il en faudra de la détermination pour bousculer le système dans lequel nous avons trop longtemps évolué sans remise en question, profitant du bien-être qu’il nous fournit et fermant les yeux sur ses dérives.

 

Osons faire entendre notre voix, rejoignons ce bout de la rue où d’autres expriment déjà leur volonté d’adopter une réelle politique climatique, juste et efficace. L’échec de la loi sur le CO2fut une énième preuve de l’incapacité de notre actuel Parlement à prendre de véritables mesures en faveur de l’environnement. Montrons à ce Parlement qu’il ne se comporte pas de façon responsable, et que nous, citoyennes et citoyens, sommes conscient.e.s des enjeux climatiques et prêt.e.s à agir en conséquence. Le 15 mars, retournons dans les rues exprimer cette indignation à l’égard des politiques n’osant agir sur le terrain climatique, retournons exprimer notre espoir de vivre un changement, une transition, vers une société davantage respectueuse de notre environnement qu’assoiffée de profit. Le mouvement apolitique organisateur des manifestations et grèves pour le climat a également prévu une grève en Valais le 15 mars. N’hésitons plus, prenons notre futur en main et faisons entendre une voix sincère et déterminée, une voix inquiète mais porteuse d’espoir, la voix d’aujourd’hui pour le monde de demain. Jeunes et moins jeunes, femmes, hommes, étudiant.e.s, apprenti.e.s, salarié.e.s, militant.e.s suisses ou d’origine étrangère, l’appel pour le climat nous concerne toutes et tous. Répondons à cette biodiversité en déclin, à cette nature malmenée par les activités humaines, qui, dans un râle d’agonie, tentent de nous convaincre de l’urgence d’agir et engageons-nous dès aujourd’hui pour le climat. Rendez-vous le 15 mars dans les rues sédunoises!

JVVS, 27.02.19


Stop mitage : repenser l'habitat!

 
L’initiative « Stopper le mitage - pour un développement durable du milieu bâti » ne se limite pas à des considérations techniques au sujet de l’aménagement du territoire mais remet en question notre vision de l’urbanisme. L’âme des villes et villages disparaît en mille routes d’accès nécessaires à desservir des propriétés toujours plus éloignées des centres urbains. Les questions de mobilité deviennent si complexes que même les projets d’agglos entre communes ne permettent pas de répondre aux besoins. L’étalement urbain est le corollaire d’une société individualiste dans laquelle la possession d’une grande propriété est signe de réussite. Il est cependant temps de troquer les loupes du profit à court terme pour des longues-vues et d’oeuvrer ainsi pour une vision durable et réfléchie de la construction, ce qui soulagera nos yeux du défigurement des paysages naturels de notre canton.
 
Les constructions éparses loin des centres des villages entrainent des coûts en infrastructures élevés. L’entretien des routes d’accès pose également de nombreux problèmes. De plus, ce modèle d’aménagement du territoire nuit considérablement à la faune et à la flore de notre canton et rend impossible le développement d’un réseau de transports publics performants.
 
Repenser l’habitat, c’est favoriser la création d’éco-quartiers, bénéfiques tant pour l’environnement que pour la population. Les quartiers durables protègent davantage la biodiversité, qui disparaît de nos campagnes, de nos villes, comme du reste de notre planète. Ces quartiers modernes favorisent également les relations sociales entre les habitant.e.s et allient logements, petits commerces et surfaces de travail. Repenser l’habitat, c’est le souhait des 500 architectes et urbanistes qui ont signé une lettre ouverte appelant à voter oui à l’initiative Stop mitage. Le 10 février, faisons le choix de l’urbanisme de demain!
 
JVVS, 29.01.19

 

 

 

Nouveau comité des Jeunes Vert-e-s Valais (JVVS)

 
 
Réunis en Assemblée générale dimanche, les Jeunes vert-e-s Valais on renouvelé leur comité et sont prêts à s’engager pour une année 2019 qui s’annonce palpitante sur le plan politique! Une année qui débutera fort avec le lancement imminent de la campagne de l’initiative Stop mitage, lancée par les Jeunes vert-e-s !
 
Le nouveau comité des Jeunes vert-e-s Valais se compose des personnes suivantes :
 
- Lucie Fauquet et Florent Morisod, co-président-e-s
- Marjorie Berthouzoz, vice-présidente
- François Kühnis, secrétaire
- Dorian Mabillard, trésorier
- Lise Salamin, représentante au comité des Jeunes Vert-e-s Suisses
- Andréa Savoy, graphiste
- Léa Rouiller, responsable communication
- Camille Crestani, membre
- Stefan Krstic, secrétaire remplaçant
 
JVVS, 10.12.18

Surveillance des assuré-e-s : à l'assaut de nos vies privées!

 
 
Dans un arrêt de 2016[1], la Cour européenne des droits de l’homme estimait qu’une base légale en matière de surveillance des assurés faisait défaut en Suisse pour autoriser une assurance-accident à espionner ses clients par le biais de détectives privés. La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des Etats a donc érigé des normes fixant les pratiques autorisées dans ce domaine-là, qui seront soumises à votation populaire le 25 novembre à la suite d’un référendum. Afin de pouvoir les appliquer à toutes les assurances, il a été décidé d’inscrire ces dispositions dans la Loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales (LPGA).
Les Jeunes vert-e-s Valais s’opposent fermement à cette nouvelle base légale pour les raisons suivantes :
 
- Le tout-pouvoir aux assurances
Alors que l’autorisation d’un juge est nécessaire avant de placer une personne soupçonnée de délit sous surveillance judiciaire, les assureurs seraient, en cas de « oui » dans les urnes, libres d’espionner leurs assurés entre autres par le biais de détectives privés, d’enregistrements d’images ou de son. Bien que l’article 43a de la LPGA adoptée dispose que les assurances doivent avoir des indices concrets pour surveiller leurs clients, nulle instance de contrôle n’est prévue ; une porte ouverte à l’arbitraire et aux dérives.
Les assurances étant des assurances privées avec mandat public, il serait également judicieux de se demander pourquoi elles tiennent autant à démasquer les fraudeurs : sens du devoir envers la collectivité ou appât du gain ?
 
- Le droit au respect de la vie privée bafoué
La surveillance comme autorisée par la modification de la LPGA ne serait pas limitée à l’espace public, mais à tout lieu « librement visible depuis un lieu accessible au public »[2]. Sont donc inclues toutes les pièces de l’habitation donnant sur un lieu considéré comme non-privé, en plus des lieux privés extérieurs comme les balcons et jardins, ce qui constitue une atteinte certaine à la vie privée des assurés.
De plus, cette base légale constitue un premier pas dangereux vers des assurances inquisitrices et soupçonneuses envers tout un chacun. À quand une surveillance systématique des individus pour justifier des baisses de prestations ?
 
- Une mise en application sujette à interprétation
Alors que la barrière entre l’espace public et privé reste floue, l’une des dispositions prévoit que l’observation des assurés durera 30 jours au maximum sur une période de six mois et qu’elle pourra être prolongée si des raisons valables le justifient. Là encore, quelles sont ces dernières ?
 
Et que faire en cas de rente invalidité partielle, la fraude n’étant pas une donnée quantifiable?
 
Finalement, la base légale telle que soumise à votation ne contient pas d’interdiction d’utilisation des preuves obtenues illégalement : les données récoltées de manière illicite par un détective privé pourraient donc être utilisées contre un assuré soupçonné de fraude.
 
Pour toutes ces raisons, les Jeunes vert-e-s Valais recommandent de refuser cette loi le 25 novembre. Il manque en effet une base légale sur la surveillance des assurés, mais ce n’est pas une excuse pour accepter une loi disproportionnée bafouant le droit à la vie privée de tout un chacun. Le Parlement peut mieux faire !
 
[1]Arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme Vukota-Boji? c. Suisse (n? 61838/10) du 18.10.2016.
[2]Art. 43a al. 4 lit. b LPGA.
 
JVVS, 06.11.18

Initiative "vaches à cornes" : un OUI pour la dignité!

 
 
Couper ou brûler les cornes des veaux et des chevreaux pour gagner de la place dans les écuries et éviter les blessures, voilà le traitement que subissent 80 % des animaux de rente en Suisse. Corollaire immoral de notre société de surconsommation, l’écornage constitue l’un de ces « ingénieux » traitements qui font subir aux animaux le prix de notre confort.
 
Une étude de l’université de Berne a démontré que cette pratique était douloureuse et que 20 % des veaux écornés souffraient de douleurs chroniques. Evidemment, le respect de la dignité animale coûte plus cher, puisqu’il faut investir ou construire des installations plus spacieuses pour le bétail.
Cette initiative ne signe malheureusement pas la fin de l’écornage, mais permet de soutenir les éleveurs qui renoncent à écorner leurs bêtes par le biais de subventions permettant d’adapter la taille de l’écurie à la taille de l’animal et non l’inverse.
 
Pour les Jeunes Vert-e-s Valais, accepter ce texte c’est aider les paysans qui souhaitent renoncer à l’écornage à adapter leurs infrastructures et à rendre un peu de dignité à leurs animaux. Pour cette raison, il est important de voter oui à l’initiative pour la dignité des animaux de rente agricole le 25 novembre prochain.
 
JVVS, 02.11.18

Initiative pour l'autodétermination : populiste, incohérente et dangereuse

 
 
L’UDC nous revient avec une campagne dont elle a le secret : une bonne dose de populisme, de mauvaises réponses à un faux débat, et l’utilisation du mot « étrangers » pour instaurer une touche de méfiance. Mais que nous propose vraiment cette nouvelle initiative s’intitulant « Le droit suisse au lieu de juges étrangers » ?
 
- Initiative populiste : le faux débat de l’autodétermination et des « juges étrangers »
L’autodétermination est la capacité pour un peuple de choisir librement son statut politique et économique. En d’autres termes, l’autodétermination est liée à la souveraineté. Si de nombreux peuples ne peuvent exercer leur droit à l’autodétermination, pourtant garanti par l’art. 1 par. 2 de la Charte des Nations Unies, le peuple suisse bénéficie pour sa part d’une grande autodétermination et demeure souverain. Prétendre apporter de l’autodétermination avec cette initiative est donc un simple procédé populiste, tout comme le fait de parler de « juges étrangers ». Cette expression n’a aucun fondement juridique et n’est qu’un moyen d’instaurer une crainte que des juges d’autres pays dictent nos lois, ce qui n’est évidemment pas le cas. C’est précisément parce que la Suisse est souveraine qu’elle a pu ratifier la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) et entrer dans le Conseil de l’Europe, une organisation internationale distincte de l’Union européenne.
 
- Initiative incohérente : entre insécurité juridique et contradictions
En figeant le rôle et la place de la Constitution par rapport au droit international, l’initiative va à l’encontre de la pratique juridique suisse, qui consiste à respecter au mieux les traités internationaux ratifiés par la Confédération et les lois fédérales. De plus, la primauté de la Constitution établie par l’initiative à l’art. 5 al. 1 Cst. est en contradiction avec l’art. 190 Cst. de l’initiative, qui contraint les tribunaux à respecter les lois fédérales et le droit international.